[Municipales à Lyon] : Collomb en tête des mentions sur Twitter. L’écologie, les transports et l’économie sont les thèmes leaders

Grand favori de l’élection métropolitaine, c’est sans surprise que Gérard Collomb détient la première place des mentions associées à son nom dans la twittosphère lyonnaise. De plus, l’écologie, le transport et l’économie apparaissent comme les thèmes de tête dans le débat sur la toile. Comme dans la plupart des villes étudiées, l’analyse des thèmes associés aux têtes de liste leaders permet de souligner les clivages.

 

Le classement des candidats sur la twittosphère

La twittosphère lyonnaise concentre le plus gros de ses échanges autour de la figure de Gérard Collomb (LREM) avec 43,9% des mentions en lien avec les #Municipales2020. Situation prévisible puisque l’ancien ministre de l’Intérieur, en tête des intentions de vote pour le 1er tour (26%[1]), souhaite poursuivre sa carrière politique à la Métropole. L’environnement Twitter de ce dernier s’oriente autour des thèmes transport & mobilité et activité économique.

Bruno Bernard (EELV), en 2e position dans les intentions de vote (20%), se place comme premier challenger, avec 18,5% des mentions. C’est logiquement le thème écologie & environnement qui lui est le plus associé. Mais en dehors des transports (11,4%) et des activités économiques (8,2%), le candidat est rattaché à peu de thèmes.

Il est suivi par Andréa Kotarac (RN), avec 15,2% des mentions (alors qu’il n’arrive qu’en 6e position des intentions de vote avec 8%). Si les thèmes écologie et transport ne sont pas absents, la sécurité arrive en tête, suivie de la question des dettes et impôts. On note également l’importance de l’immigration et des questions sociales dans son environnement sémantique sur Twitter.

Comme dans la plupart des villes étudiées, l’analyse des thèmes associés aux leaders sur la twittosphère lyonnaise ne manque pas de faire ressortir les clivages.

La part des tweets mentionnant chaque tête de liste dans la totalité des tweets étudiés entre le 1er janvier et le 17 février 2020 sur les élections municipales à Lyon

De quoi parle-t-on sur Twitter à Lyon ?

Avec 25,5 % de mentions, écologie & environnement est le thème leader sur Twitter dans le cadre de l’élection métropolitaine lyonnaise de mars 2020.

Juste derrière, le thème transports & mobilité monte également très haut à 22% des contenus échangés, orientés autour des notions de vélo, transports en commun, routes et mobilité métropolitaine.

Ces 2 sujets en tête des mentions sur Twitter figurent également parmi les préoccupations des lyonnais pour qui les sujets prioritaires pour l’agglomération dans les prochaines années sont l’environnement et la lutte contre la pollution (46%) suivi de la sécurité (43%) puis les transports en commun (29%)[2].

Les activités économiques forment le troisième thème leader, avec à peine 6,2% des tweets. Ce thème est plus marqué à Lyon qu’ailleurs, avec le souci de l’attractivité économique de la métropole comme moteur d’un dynamisme qui s’affirme depuis de nombreuses années déjà.

Nuage de mots des thèmes leaders 

Classement des thématiques les plus citées à Lyon sur Twitter

Télécharger ici le rapport intégral sur la métropole de Lyon 

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Ces informations proviennent d’une étude réalisée par La Vox Populi, un outil conçu par Epiceum et Inférences, en partenariat avec Kantar, afin de décrypter le poids et l’influence de Twitter dans les débats de la campagne des élections municipales 2020.

L’étude, menée sur une période allant du 1er janvier au 17 février 2020, nous a permis de recueillir un total de 22 010 tweets, soit 726 649 mots émanant de 7 691 twittos.

[1] Sondage OpinionWay, réalisé sur un panel de 810 habitants de l’agglomération du 10 au 15 février

[2] Enquête Ipsos – Sopra Steria pour France Info, France Bleu et Le Progrès – Novembre 2019

[Municipales à Paris] Hidalgo en tête sur Twitter. Transports, Écologie et Sécurité sont les thèmes les plus débattus sur la twittosphère de la capitale.

Dans l’analyse de cette première partie de campagne (du 1er janvier au 21 février), le trio de tête des mentions sur la twittosphère parisienne oppose les candidats PS, LREM et LREM dissident. Toutefois, avec le retrait soudain de Benjamin Griveaux de cette course électorale, ce rapport analyse également l’arrivée d’Agnès Buzyn à la tête de la liste LREM dans la campagne, sur la période 17-21 février. Ce sont les thèmes liés aux transports, à l’environnement, à la sécurité et aux projets qui rythment les débats sur la toile.

 

 Classement des candidats sur la twittosphère

C’est la maire sortante Anne Hidalgo (PS) qui se hisse en tête du classement avec 32,9% de mentions la concernant sur la twittosphère parisienne. Même si cette position est à mettre en lien avec un réel capital sympathie chez ses soutiens, on note que son nom est aussi clivant, ce que l’on retrouve dans les sondages réalisés à Paris : si 46% des Parisiens ont une bonne opinion de la maire, 50% en ont une mauvaise[1]. Le thème transport & mobilité (33,9%) prévaut largement dans la twittosphère d’Anne Hidalgo, loin devant celui d’écologie & environnement (10,6%) et de sécurité (7,6%).

Elle est suivie de Benjamin Griveaux (LREM) qui, jusqu’à son retrait soudain de la campagne, comptabilisait 25,4% des mentions sur Twitter à Paris. Comme pour la maire sortante, son nom est également clivant. Son environnement sémantique sur Twitter place le thème projets en première place, résultat lié à sa proposition de transformer la gare de l’Est en un « Central Park ». Enfin, on notera que les thèmes transport & mobilité ainsi qu’écologie & environnement figurent significativement dans les échanges à son propos.

Dernier sur le podium, Cédric Villani (LREM dissident) se positionne assez loin avec 15,6% de mentions observées. Suscitant quelques critiques au sujet de la division au sein de LREM, Cédric Villani est associé au même univers sémantique que Benjamin Griveaux, avec un ordre sensiblement différent : transport & mobilité, projets et écologie & environnement.

La part des tweets mentionnant chaque tête de liste dans la totalité des tweets étudiés entre le 1er janvier et le 13 février 2020 sur les municipales à Paris.

L’arrivée d’Agnès Buzyn dans la campagne

 Comme on pouvait l’anticiper, c’est Agnès Buzyn (LREM) qui devient la tête de liste la plus mentionnée sur Twitter (39,8%) après sa déclaration de candidature. Sur la twittosphère parisienne, Agnès Buzyn n’aura connu aucun état de grâce pour son arrivée dans la campagne des municipales. Si le mot hôpital arrive largement en tête, c’est soit en lien avec l’abandon de son poste au gouvernement, soit pour rappeler que son approche du sujet n’a pas été très sociale. Les premières mentions de projet et de logement sont pour annoncer l’abandon de certaines idées de Benjamin Griveaux.

La part des tweets mentionnant chaque tête de liste dans la totalité des tweets étudiés entre le 17 et le 21 février 2020 sur les municipales à Paris.

Elle est suivie par Anne Hidalgo (22,7%) et par l’ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati (LR) qui fait son entrée sur le podium avec 12,9% de mentions.

Si l’on observe des variations significatives de la présence des différentes têtes de liste sur Twitter, les 4 principaux candidats sont en revanche – en termes d’image – dans un mouchoir de poche dans l’opinion publique parisienne. 45% des Parisiens estiment ainsi qu’Anne Hidalgo ferait un bon maire, soit la même proportion que pour Agnès Buzyn, juste devant Cédric Villani (43%) et Rachida Dati (42%). Moins connue, la tête de liste d’Europe Ecologie Les Verts, David Belliard arrive plus loin derrière avec 22% des Parisiens qui pensent qu’il ferait un bon maire.  A noter que l’image des candidats ne reflète pas tout à fait les intentions de vote en leur faveur : d’après cette même enquête Anne Hidalgo arrive en tête des intentions de vote au 1er tour (avec 24% des voix) devant Rachida Dati (20%) et Agnès Buzyn (19%). Cédric Villani arrivant assez loin derrière (9%) après David Belliard (13%)[2].

De quoi parle-t-on sur Twitter à Paris ?

 Avec 19,2 % de mentions observées sur la twittosphère parisienne, le thème transport & mobilité arrive assez nettement en tête des thèmes relayés dans la première partie de campagne des municipales 2020 (du 1er janvier au 13 février 2020). Le sujet est surtout porté par les problématiques de mobilités douces, mais il comporte aussi une charge critique sur le bilan de la maire sortante, Anne Hidalgo.

Écologie & environnement (11,3%) arrive en deuxième position, comme dans beaucoup d’autres grandes villes analysées. Il est suivi du thème de la sécurité (8,9%), quasiment à égalité avec le thème projets.

Nuage de mots des thèmes leaders

La 5e place de cadre de vie est à mettre en perspective avec l’intérêt porté sur la propreté, les aménagements de voirie et les espaces verts. Enfin, le logement occupe sans surprise la 6e place, dans une ville marquée par des loyers en hausse constante.

Interrogés en juin dernier sur les principales priorités pour la ville, les Parisiens plaçaient en premier lieu la propreté (52%), devant la sécurité (38%) et la lutte contre la pollution (36%). Venaient ensuite les conditions de circulation (32%) et les transports publics (31%) : deux thématiques « transport et mobilité », qui si on les cumule, montrent l’importance de la thématique pour les Parisiens[3].

Classement des thématiques les plus citées à Paris sur Twitter

 

Télécharger ici le rapport intégral sur la ville de Paris 

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Ces informations proviennent d’une étude réalisée par La Vox Populi, un outil conçu par Epiceum et Inférences, en partenariat avec Kantar, afin de décrypter le poids et l’influence de Twitter dans les débats de la campagne des élections municipales 2020.

En raison du buzz qui a succédé au retrait de Benjamin Griveaux, l’étude sur la ville de Paris a été menée sur deux périodes : la première allant du 1er janvier au 13 février 2020 et la deuxième allant du 17 au 21 février, tout en supprimant le buzz spécifique, centré sur les journées du 14 au 16 février. Cette étude nous a permis de recueillir un total de 302 005 tweets, soit 10 555 254 mots émanant de 87 623 twittos.

[1] Sondage Ipsos / Sopra-Steria pour France Info menée du 18 au 19 février 2020 auprès de 1000 personnes inscrites sur les listes électorales de Paris, constituant un échantillon représentatif des habitants de Paris âgés de 18 ans et plus.

[2] Sondage Ipsos / Sopra-Steria pour France Info menée du 18 au 19 février 2020 auprès de 1000 personnes inscrites sur les listes électorales de Paris, constituant un échantillon représentatif des habitants de Paris âgés de 18 ans et plus.

[3] Sondage BVA pour Orange Actu, La Tribune, LCI et RTL réalisé du 6 au 11 juin 2019 auprès d’un échantillon de 1294 personnes inscrites sur les listes électorales issues d’un échantillon représentatif de 1503 Parisiens âgés de 18 ans et plus.

[Municipales 2020] À l’échelle nationale, les transports et l’écologie dominent les échanges.

Sur Twitter, les transports et l’écologie dominent les échanges pendant cette campagne des municipales à Paris et dans les 10 plus grandes villes de France. Les partis politiques, quant à eux, sont peu mentionnés. Ce rapport national indique aussi que Paris reste au cœur de la campagne puisque plus de la moitié des tweets mentionnent la capitale entre le 1er janvier et le 13 février 2020.

De quoi parle-t-on au niveau national ?

Du côté des thèmes leaders (10 % et plus des mentions), on observe une percée des sujets « verts » : l’environnement et le transport. Ce constat nous enseigne que ces sujets sont désormais transversaux, et non plus uniquement associés aux partis écologistes. Les nombreuses enquêtes d’opinion montrent en effet une montée de ces préoccupations en France et les maires disposant de capacités d’actions sur le cadre de vie et l’organisation de la ville, expliquent qu’elles trouvent naturellement leur déclinaison dans les débats locaux.

Un autre signal assez net concerne les sujets en lien avec la sécurité et les forces de l’ordre : la sûreté des biens et personnes est un sujet permanent de préoccupation, auquel s’ajoute la nouveauté de manifestations parfois violentes dans les centres-villes.

Concernant les thèmes challengers (5 à 10 % des mentions), on retrouve la culture, la démocratie participative, les projets et l’activité économique.

Enfin, nous avons relevé des thèmes orphelins (moins de 5 %). Si la famille et l’enfant sont présents dans les discours, les seniors sont les grands absents des conversations. D’autres sujets sont très peu évoqués en ce début de campagne, comme la santé ou l’emploi.

Dans quelles villes tweete-t-on le plus ?

Paris et Bordeaux sont les villes qui ont les plus fortes densités de twittos s’exprimant sur elles ; Strasbourg et Nice celles qui en ont le moins.

La ville de Paris représente à elle seule 55 % des twittos et 57 % des tweets, révélant que l’usage du réseau social reste inégal au plan territorial et reflète les déséquilibres souvent constatés entre Paris et le reste du territoire, ce qui suggère que ce réseau pourrait contribuer à entretenir un prisme parisien dominant dans la lecture de l’actualité.

Classement des partis les plus mentionnés sur la twittosphère

Si les partis politiques sont peu mentionnés dans la twittosphère relative à la campagne des municipales à Paris et dans les 10 plus grandes villes de France, LREM se hisse sans conteste à la première place du classement avec plus de la moitié des mentions observées (53,6 %). Les autres partis sont loin derrière. On note que le RN se place en 5e position (5,3 %), marquant un décalage avec sa place dans la vie politique nationale. En revanche, d’autres partis tels que LR (12,5 %), EELV (9,9 %) ou le PS (8,1 %) ont un taux de citation plus conforme à ce qui est attendu par rapport à leurs scores récents.

Télécharger ici le rapport national en version intégrale 

Ce rapport est le premier d’une longue série : chaque jours, et pendant 1 semaine, La Vox Populi publiera les résultats observés dans 2 villes, afin de découvrir les thématiques et les têtes de liste qui se détachent sur la twittosphère de chacune d’entre elles.

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Ces informations proviennent d’une étude réalisée par La Vox Populi, un outil conçu par Epiceum et Inférences, en partenariat avec Kantar, afin de décrypter le poids et l’influence de Twitter dans les débats de la campagne des élections municipales 2020. L’étude, menée sur une période allant du 1er janvier au 17 février 2020, nous a permis de recueillir un total de 528 277 tweets, soit 18 341 385 mots émanant de 158 217 twittos.

Le Twittorama des municipales 2020

À l’approche des élections municipales, La Vox Populi et Kantar Public France se proposent de décrypter la campagne des municipales 2020 à travers le spectre de Twitter dans une séries d’études exclusives à venir.

L’affaire Griveaux a littéralement changé le cours de la campagne des élections municipales à Paris. Au-delà des questions liées à la vie privée des personnalités politiques qu’elle suscite, l’affaire a mis en lumière l’influence croissante des réseaux sociaux dans les débats démocratiques, Twitter en particulier.

Espace d’expression caractérisé par sa spontanéité et sa rapidité de diffusion, Twitter apparaît comme un véhicule puissant des opinions, revendications ou contestations des citoyens sur la toile pendant cette campagne. C’est pourquoi La Vox Populi mène actuellement, en partenariat avec Kantar Public France, une analyse sémantique des tweets émis dans le cadre de la campagne des élections municipales 2020 à Paris et dans les 10 plus grandes villes de France : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

L’étude vise à faire ressortir les sujets et objets du débat et de montrer la manière dont ils sont traités sur Twitter : quelles thématiques sont abordées dans chaque ville et nationalement ? Quelles têtes de liste sont associées à chaque thématique ? De qui parle-t-on ? Pour dire quoi et de quelle manière ?
Les enseignements de cette étude feront l’objet d’un rapport complet sur chaque ville traitée, ainsi que d’une analyse nationale permettant de mettre en relief les spécificités de la campagne dans chaque ville.

Rendez-vous dès le 27 février pour découvrir cette étude exclusive qui se prolongera jusqu’à la fin du mois de mars afin d’analyser l’impact de Twitter sur le résultat des élections !

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[Municipales 2020] Les maires, ces élus de la proximité

À l’approche des élections municipales, La Vox Populi produit une série d’études pour prendre le pouls des Français plusieurs semaines avant ce vote important. Pour le premier article de cette série, La Vox Populi a étudié les thématiques associées à la fonction de maire dans la presse, sur l’année 2019.

Trois thèmes leaders : culture, démocratie et environnement

Pour analyser les contenus associés aux maires, nous avons utilisé la matrice sémantique Vox Populi dédiée à l’analyse des politiques locales, proposant la détection automatique d’une quarantaine de thèmes.

Top 10 des thèmes cités (%)

La vie culturelle locale est le thème qui se détache en tête, avec près de 11% des citations. Vient ensuite la démocratie participative, notamment marquée par le Grand Débat en 2019. L’environnement est troisième sur le podium, ce qui n’est pas une surprise vu la force acquise par ce thème dans les débats.

Il est notable que le top 10 ne comporte aucun thème économique, qui viennent un peu plus loin (voir graphique suivant). Le maire est d’abord un élu de proximité engagé dans la vie sociale, culturelle et politique.

La présence de la justice est notable. Outre le fait que les maires sont associés à bas bruit à des affaires judiciaires ou administratives tenant à la multiplication de plaintes, elle est aussi liée à la conjonction de procès très médiatisés (époux Balkany) et des contentieux administratifs sur les arrêtés anti-pesticides, sujet ayant également eu une couverture nationale.

Autre enseignement : la santé, apparue comme l’un des thèmes forts du Grand Débat 2019, n’est que modérément associée aux maires.

Les 30 autres thèmes (%)

Focus sur les 3 premiers thèmes

Nous avons cartographié les concepts les plus cités dans le top 3 des thèmes associés aux maires.

Culture

La culture est associée d’abord à la fête (notamment la musique) et au spectacle. A noter l’importance des thèmes patrimoine et histoire, montrant un certain désir d’enracinement.

Démocratie participative

La démocratie participative est fortement liée à la vie des associations, animateurs incontournables de la vie locale. Le cluster bleu (présence de « Macron » et de « national ») signale les concertations citoyennes en lieu au Grand Débat.

Environnement

L’environnement fait apparaître l’importance locale du thème de l’eau. On voit émerger en 2019 la question des arrêtés anti-pesticides, ainsi que la pollution, le climat et les déchets. A noter que la matrice sémantique de la Vox Populi distingue l’environnement (seul ici représenté) du cadre de vie (espaces verts, jardins, etc.) ainsi que des thèmes transports (voitures, mobilités douces, rails).

Conclusion

Culture, environnement, démocratie locale : le maire est avant tout l’élu de la proximité et du lien. C’est peut-être ce qui en fait une des seules figures de la représentation démocratique à échapper à la déconsidération actuelle des « élites » dans les grandes enquêtes d’opinion. On sait en effet que le maire garde un fort niveau de confiance des citoyens.

Ce relatif consensus tient éventuellement au fait qu’en dehors des métropoles et grandes villes concentrant l’activité, la démocratie municipale a peu de capacités d’action structurante, qu’elles soient réglementaires, fiscales et économiques – donc aussi peu de sujets prêtant à désaccords et polémiques. On observe ce trait dans la faible place des thèmes économiques en lien aux maires, à échelle France entière.

Reste à savoir si les thématiques associées aux maires seront aussi celles abordées durant la campagne. Pour connaître la réponse, nous vous donnons rendez-vous le 27 février pour notre prochaine étude !

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L’expertise sémantique de la Vox Populi permet aux organisations publiques, mais aussi privées, de dégager des informations utiles aux choix de leurs décideurs.
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Méthodologie
Un demi-million d’articles de presse comportant le mot « maire » et parus en 2019 ont été analysés.

Le matériau analysé
Pour ce premier article, nous avons récupéré environ 474 K articles de presse parus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019, en nous limitant aux articles de presse. Les articles relatifs à mort de Jacques Chirac (avec la mention de rappel « maire de Paris ») ont été exclus car non pertinents pour l’analyse.

Fréquence d’article sur l’année :


Le choix a été fait de se concentrer sur les sites d’actualités locales, régionales ou nationales, journaux, magazines, TV et radio, à l’exclusion des réseaux sociaux (notamment Twitter, première source sociale accessible désormais). La raison en est que les réseaux sociaux tendent à davantage biaiser les résultats en faveur des grandes villes, ainsi qu’à mettre en avant des sujets plus politisés ou polarisés. Le choix des articles d’actualités et presse reflète davantage la diversité et la vie quotidienne des 36 000 communes de France.

Répartition des sources :

La Vox Populi présente aux 30 ans de Communication publique

L’association Communication Publique organise un grand événement le 22 novembre 2019 à l’occasion de ses 30 ans. L’équipe de La Vox Populi sera de la partie pour présenter cet outil et échanger sur l’analyse des contributions aux démarches de démocratie participative.

De nombreux acteurs de la communication publique seront présents le 22 novembre prochain à la Banque publique d’Investissement pour participer ou animer des échanges, débats, ateliers et tables-rondes à l’occasion des 30 ans de l’association.

En tant qu’outil innovant au service de la démocratie participative, La Vox Populi sera présente dans le forum du club des partenaires de Communication publique. Cet espace sera un véritable hub des nouvelles dimensions de la communication publique où les participants pourront échanger avec des dircoms et des entreprises innovantes.

Nous vous donnons donc rendez-vous le 22 novembre après-midi aux 30 ans de Communication publique pour échanger et vous faire (re)découvrir La Vox Populi !

Pour en savoir plus sur l’événement cliquez ici !

Grand débat national : comment élargir l’intelligence collective de la démocratie ?

Qu’ont vraiment dit les citoyens sur leurs attentes en matière de démocratie participative dans le cadre du Grand débat national ? Éléments de réponse avec La Vox Populi, une initiative d’entreprises citoyennes cherchant à proposer une analyse sémantique fiable, indépendante et objective des contributions recueillies.

 

Entre janvier et mars 2019, plus de 250 000 citoyens vivant dans plus de 770 communes ont contribué à la plateforme numérique centrale du Grand Débat national, apportant plus de 7 millions d’avis dans les 130 questions posées. A ces contributions s’ajoutent celles des citoyens ayant participé aux réunions publiques organisées en régions et ayant déposé des avis dans les cahiers de doléances des mairies.

Cet épisode de participation citoyenne est un événement majeur dans l’histoire de la démocratie française. Il a été inspiré par le mouvement social lui-même assez inédit des « Gilets Jaunes ». Après avoir démarré comme une jacquerie fiscale contre la taxe carbone et la hausse des prix du carburant diesel, ce mouvement s’est transformé en contestation plus large de certains choix gouvernementaux et en expression d’un sentiment de dépossession démocratique des citoyens.

L’apparition rapide du « RIC » (référendum d’initiative citoyenne) dans les revendications majeures et consensuelles des Gilets Jaunes a illustré la nature du mouvement, au moins dans sa phase de croissance et jusqu’au sommet des mobilisations (octobre-décembre 2018) : non pas un programme de revendications détaillées, mais plutôt la requête d’une capacité indéterminée de revendiquer, plus généralement de contrôler davantage les choix publics par une association plus étroite des citoyens à la discussion et à la décision.

Sur le site de la plateforme gouvernementale, l’une des questions posées adressait directement le sujet de la participation des citoyens à la vie démocratique : « Que faudrait-il faire aujourd’hui pour mieux associer les citoyens aux grandes orientations et à la décision publique ? Comment mettre en place une démocratie plus participative ? ». L’examen des réponses (libres donc spontanées) à cette question appelle quelques réflexions.

Le phénomène le plus marquant des réponses est la très nette domination du « référendum ». Dans une analyse détaillée des verbatims, La Vox Populi(1) a trouvé que 88% de ces mentions du référendum sont positives, 6% seulement étant négatives, les autres neutres. On voit apparaître beaucoup de référendum « d’initiative citoyenne » ou « populaire » (s’ajoutant à l’acronyme « RIC » désormais employé), mais aussi des attentes sur le référendum « local », « communal », « municipal » ou encore « régional », ce qui peut intéresser les collectivités territoriales.

Par ailleurs, l’expression des citoyens révèle des formulations émises avec des nuances, sinon des réserves : le référendum… « si », le référendum… « mais », le référendum… « à condition ». Le mode d’emploi du référendum est donc l’objet d’une réflexion critique. Dans l’ensemble, le référendum n’est pas souhaité comme un mode de décision permanent sur toute chose (logique de démocratie plébiscitaire ou révocatoire), mais attendu comme moyen de mobiliser régulièrement sur des projets importants (locaux comme nationaux), des changements de programme du gouvernement par rapport à ses engagements électoraux, des sujets de société qui divisent ou encore des thèmes qu’une part importante du corps politique juge nécessaire d’ouvrir au vote.

Cartographie sémantique des concepts dominants dans la requête de meilleure association des citoyens.

La deuxième attente par ordre d’importance regarde le « débat public » et les « consultations publiques », avec un rythme qui peut être « régulier » et un média « numérique ». Il est notable que « l’information » est citée comme une condition de bonne tenue de ces débats et consultations, avec des adjectifs comme « simple », « clair », « précis ». Ces mentions reflètent potentiellement un sentiment de dépossession de la décision face à une certaine complexité normative de l’action publique et à un « millefeuille » politico-administratif face auquel le citoyen ne sait plus attribuer la responsabilité des décisions.

Assez loin derrière le référendum ou le débat public viennent le « tirage au sort » d’assemblées citoyennes, pour seconder les assemblées représentatives (Sénat, Assemblée, CESE), le « vote blanc », le « vote obligatoire », ou bien encore (marginalement cité) le « scrutin de Condorcet ».

Nuage des verbes les plus employés (hors auxiliaires et verbes d’état).

On voit que « voter » reste la première requête et que « permettre » (donc restituer du pouvoir) la seconde. Des verbes comme « respecter », « tenir compte », « prendre en compte », « écouter » disent un sentiment d’ignorance du public par les décideurs. Des verbes comme « expliquer », « informer », « débattre, « associer », « comprendre » souligne les attentes d’une communication publique sincère, complète, ouverte aux citoyens et administrés.

Un autre aspect inédit dans l’épisode « Gilets Jaunes – Grand Débat » a été l’importance du numérique, tant dans la mobilisation d’un mouvement social « acéphale », sans chef ni structure, que dans l’expression des avis citoyens par la suite. Les résultats du Grand Débat ont été publiés en mode « données ouvertes » de sorte qu’outre les prestataires choisis par le gouvernement, d’autres acteurs universitaires ou entrepreneuriaux ont pu s’en saisir. C’est aussi une nouvelle manière de garantir la transparence de l’action publique, d’améliorer la pluralité et la rationalité des interprétations, d’élargir l’intelligence collective de la démocratie.

La Vox Populi a été lancée à cette occasion, et ses analyses des résultats de la plateforme gouvernementale Grand Débat ont été conçues comme un tel exercice citoyen. A travers des analyses nationales ainsi qu’un focus sur une métropole (Bordeaux) et son département, nous avons tiré divers enseignements quantifiés et qualifiés : domination des thèmes fiscaux et écologiques, sur-représentation des métropoles par rapport aux territoires périphériques dans les répondants, très faible personnalisation de l’exercice (taux très bas de citation des politiques, même le plus cité d’entre eux, Emmanuel Macron).

Il s’agit pour La Vox Populi de démontrer la possibilité d’analyse quantitative et qualitative indépendante et fiable, permettant d’objectiver les contributions (mesures, indicateurs, modélisation) aussi bien que de restituer les subjectivités (opinions, valeurs, signaux faibles et forts des attentes). En dernier ressort, c’est la mise à disposition intelligente des contenus, des méthodes et des résultats qui permettra la pleine confiance des citoyens dont l’avis a été requis.

En conclusion de son ouvrage sur la démocratie participative (1), Loïc Blondiaux proposait quelques recommandations pour une démocratie effective. Parmi elles : la nécessité de prendre au sérieux les conditions matérielles de discussion et délibération (moyens d’information, d’expertise, de sollicitation), l’émergence nécessaire d’acteurs capables d’animer le débat de façon neutre, le renforcement de la participation dans un sens qui ne soit pas uniquement consultatif et qui conjure des logiques d’exclusion sociale dans le fonctionnement démocratique actuel. Non seulement La Vox Populi partage ces convictions, mais elle entend les matérialiser et les porter dans les occasions où des citoyens prennent la parole et se ré-approprient le débat démocratique.

 

Par Christian de La Guéronnière, directeur de l’agence Epiceum et Jean Laloux, directeur associé du cabinet Inférences, co-fondateurs de La Vox Populi.

Article publié dans la revue Parole Publique n°24-25 en septembre 2019, dans sa version originale avant secrétariat de rédaction de l’éditeur.

 

(1) Loïc Blondiaux (2008), Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative, Seuil, 109 p.

 

Les citoyens parlent aux communicants publics : soyez clairs, simples et transparents !

60 000 contributions de la plateforme numérique du Grand Débat national ont porté sur les attentes des citoyens en matière d’information et de communication. Ils souhaitent des progrès, en matière de transparence et d’outils numériques notamment. Une analyse réalisée grâce à La Vox Populi, un outil créé par Epiceum et Inférences pour restaurer la confiance dans les processus de participation citoyenne. 

Fait inédit dans la Ve République, et même sans doute dans notre démocratie depuis la convocation des états-généraux du 24 janvier 1789 : au premier trimestre 2019, plus de 250 000 citoyens ont participé à la plateforme numérique centrale du Grand Débat national, apportant plus de 7 millions de contributions aux 130 questions posées. Des centaines de milliers d’autres ont aussi déposé des doléances en mairie et participé à des réunions régionales.

Quels enseignements cet exercice de démocratie participative est-il susceptible d’apporter aux professionnels de la communication publique ? Grace à La Vox Populi, une analyse des verbatims concernant la communication et l’information permet de s’en faire une idée.

Des adjectifs qui sonnent comme des revendications…

La prépondérance de l’adjectif « meilleur », qui apparait comme le plus souvent associé aux termes « communication » ou « information », suggère en creux que la communication publique actuelle est perçue comme perfectible. Mais comment ? Elle doit d’abord être « simple » et « claire » : les citoyens sont fâchés avec la complexité de l’action publique et un enjeu de la communication est de la rendre plus immédiatement « compréhensible ». Autres demandes fortes : la communication doit être « accessible » (avec un poids élevé de « numérique »), « régulière » et « transparente ». La notion de régularité est intéressante : les répondants ne veulent pas de « grand-messes » communicationnelles de circonstance, mais des échanges fréquents et au long cours avec les acteurs publics.

Figure 1 : les adjectifs liés à « information » ou « communication ».

La transparence comme valeur morale cardinale

La recherche de mots connotant une valeur morale, comportementale ou psychologique laisse apparaître dans l’esprit des répondants au Grand Débat une attente d’accompagnement : mieux voir et mieux comprendre pour mieux participer et mieux décider !

Figure 2 : les valeurs liées à « information » ou « communication ».

Cet angle d’analyse révèle avant tout une attente écrasante de « transparence ». Cela suggère un nouveau rapport critique des citoyens à une action publique qui doit rendre des comptes sur ce qu’elle fait, ce qu’elle dépense, ce qu’elle vise, ce qu’elle obtient. La deuxième valeur mise en avant est la « pédagogie », donc un désir de compréhension et un besoin d’explication. Enfin, « confiance » constitue la troisième valeur forte associée à « information » et « communication ». Elle doit être instaurée (ou restaurée) par des moyens permettant un échange sincère avec les citoyens et les administrés.

Numérique et démocratie : l’alliance attendue !

L’analyse des moyens (canaux, supports) les plus souvent cités révèle des répondants résolument entrés dans l’âge numérique. La domination des items « internet », « site », « réseau social », « plateforme », « en ligne » l’atteste. Les « médias » (« tv » et « télévision », « presse », « radio ») apparaissent également et on notera que la « réunion » (in real life !) reste un moyen souvent cité pour l’échange direct. Du côté des supports, les répondants parlent de « document », « rapport », « courrier », « publication », « présentation », « tableau », « compte-rendu ».

Figure 3 : les moyens d’information ou de communication.

Cette domination des outils numériques est toutefois à pondérer par le fait que le profil des répondants à la plateforme centrale du Grand Débat n’est pas représentatif de toute la société française : la relative complexité de cette plateforme a créé un filtre d’accès et de participation. De même, La Vox Populi a montré dans une de ses «révélations » (lire ici l’article consacré à ce sujet) que les contributeurs s’étaient davantage mobilisés dans les métropoles que dans les zones périphériques et rurales. Néanmoins, la banalisation des outils numériques est une réalité : une démocratie moderne ne peut plus se priver des moyens exceptionnels que donnent ces outils pour émettre, mais aussi pour recevoir des informations.

Ce survol très rapide pourrait être approfondi par d’autres outils de La Vox Populi : clustering sémantique, analyse thématisée des attentes de contenus de communication, etc. Il montre que les contributions citoyennes apportent des éclairages utiles sur les perceptions et les attentes des publics. La richesse des réponses au Grand Débat forme en soi une source précieuse d’informations sur les aspirations démocratiques en 2019 : il faut espérer que les décideurs et maîtres d’ouvrage s’en approprient les contenus… au lieu de simplement commenter le contenant ! Car les citoyens ont émis une impressionnante masse d’opinions, d’appréciations et de propositions, l’ignorer serait une perte d’informations utiles — et une indifférence contraire au principe même de l’exercice de sollicitation des avis.

Une analyse menée par La Vox Populi sur la métropole de Bordeaux et la Gironde (cette analyse a été rendue possible par l’utilisation du seul filtre disponible pour traiter les données ouvertes du Grand Débat, à savoir le code postal) a ainsi montré la capacité de produire des interprétations territorialisées des expressions citoyennes, avec une compréhension fine de leurs attentes. D’autres territoires s’interrogent sur l’opportunité d’une telle démarche. Il s’agit pour La Vox Populi de démontrer la possibilité d’analyses quantitatives et qualitatives indépendantes et fiables, permettant d’objectiver ces contributions (mesures, indicateurs, modélisation) aussi bien que de restituer les subjectivités (opinions, valeurs, signaux faibles et forts des attentes).

Les citoyens s’expriment pour être entendus, ils ont dit leur désir que cela soit suivi d’effets et que cela devienne une pratique régulière : n’est-ce pas aux élus et aux administrations de faire désormais l’autre moitié du chemin ?

Par Christian de La Guéronnière, directeur de l’agence Epiceum et Jean Laloux, directeur associé du cabinet Inférences, co-fondateurs de La Vox Populi.

Article publié dans la Lettre de la communication publique et territoriale (newsletter Cap’Com n°490) le 27 juin 2019, dans sa version originale avant secrétariat de rédaction de l’éditeur.

Point de méthodologie

Pour cet article, La Vox Populi a isolé les verbatims qui emploient les mots « information » ou « informer » et « communication » ou « communiquer » dans les réponses aux questions ouvertes des quatre thèmes proposés sur la plateforme du Grand Débat – écologie, démocratie, fiscalité et organisation de l’Etat. Le corpus ainsi formé a représenté près de 60 000 prises de parole.

Révélation #11 – « Rendez-nous Hulot ! » – 50% de contributions positives pour l’ancien Ministre

Troisième article de notre série sur les personnalités les plus citées dans les contributions au Grand Débat.

NICOLAS HULOT

Adulé ou détesté

Les opinions qui s’expriment à propos de l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire dressent le portrait d’une personnalité clivante, mais qui séduit bien davantage qu’elle ne rebute. 50 % des contributions mentionnant le nom de Nicolas Hulot présentent une tonalité positive, contre 13% de jugement négatif. Dans 37 % des cas, la mention de s’accompagne d’aucun jugement de valeur.

Graphique 3. Analyse supervisée des opinions sur Nicolas Hulot, score à ±5% (IC 95%).

Les commentaires positifs à l’endroit de Nicolas Hulot se déclinent de diverses manières.

 

Nicola Hulot, « lanceur d’alerte », celui par qui l’évidence de l’urgence de l’action arrive :

  • Continuer d’alerter comme l’a fait NICOLAS HULOT sur les conséquences sur l’humanité du réchauffement climatique
  • Arrêter la politique des petits pas que dénonce Nicolas Hulot: il faut passer un vrai cap
  • le pacte écologique de Nicolas Hulot devrais être porté à la connaissance de tous
  • Tout est dans le livre que Nicolas Hulot avait écrit pour les candidats à la présidentielle de 2007 :
  • Il aurait fallu permettre à Nicolas Hulot, excellent ministre de l’environnement, d’avoir les moyens de sa politique et écouter ses alertes !
  • Comme l’a si bien dit Nicolas Hulot « il faut réagir maintenant avec ambition et courage »

…un homme de solution :

  • Nicolas Hulot avaient de bonnes solutions que le gouvernement n’a pas souhaité mettre en œuvre
  • Rappeler Monsieur Hulot au gouvernement, lui redonner sa place et surtout lui donner les moyens d’agir, tels qu’il les exige.
  • Nicolas Hulot a toutes les propositions dont vous avez besoin pour améliorer l’environnement
  • Faites revenir Nicolas Hulot Il faut se mettre au travail et vite comme le disait Nicolas Hulot qu’on n’a pas voulu écouter juste pour encore de l’argent.

…un ministre regretté qu’il convient d’écouter et de faire revenir dans le gouvernement :

  • Dommage que Nicolas Hulot ait quitté le gouvernement
  • D’abord réintégrer NICOLAS HULOT!
  • Vous aviez au Gouvernement un type bien avec Hulot.
  • bouger, avec Nicolas Hulot comme président !
  • Donner à NICOLAS HULOT et ses équipes les moyens de réussir
  • Écouter Monsieur Hulot ça aurait été bien déjà
  • Écouter Nicolas Hulot écouter Nicolas Hulot!!!
  • Donner une nouvelle mission au niveau européen à l’écologiste NICOLAS HULOT,
  • Écouter les gens compétents comme Nicolas Hulot,
  • Ramener Hulot autour de la table
  • Rappeler Hulot au gouvernement.
  • Rappelez Hulot (ou un autre avec les mêmes objectifs)
  • Rendez-nous Hulot
  • Reprendre monsieur Hulot à l’Ecologie,
  • remettre Hulot au pouvoir avec 1 vrai pouvoir !
  • Hulot a raison,

A noter l’accueil favorable souvent réservé au pacte social et écologique Hulot Berger :

  • Aussi la proposition formulée par Laurent Berger et Nicolas Hulot disant que nous devons garantir une retraite par répartition avec un niveau de pension qui ne puisse être inférieur au niveau du SMIC POUR UNE CARRIERE PLEINE
  • Écouter les jeunes, les scientifiques, les ONG, Nicolas Hulot et Laurent Berger…
  • Écoutons des gens comme Nicolas Hulot/Laurent Berger

Les commentaires négatifs sur Nicolas Hulot s’expriment sans nuance, mais s’en prennent souvent au symbole davantage qu’à l’homme lui-même…

Nicolas Hulot, le symbole d’une vision du monde clivante et parfois génératrice d’un net rejet :

  • Il faut sortir des ambiguïtés et des fantasmes écolos à la Nicolas Hulot à la mode des EELV ou de la décroissance économique Ces artistes (Binoche, Arditti,#.
  • Aujourd’hui, notre politique en ce domaine est sous l’influence maléfique de Greenpeace et de Nicolas Hulot
  • Merci les Hulot et autres connards écolos
  • Que notre gouvernement nous démontre que son approche des divers défis écologiques ne relève plus d’un dogmatisme à la Hulot mais soit le résultat d’une réflexion raisonnée
  • Il y a des emmerdeurs comme Hulot, Dufflot, Derugy
  • Stoppons net les discours d’endoctrinement à la Nicolas Hulot.
  • Des agitateurs-manipulateurs comme Nicolas Hulot et Brune Poirson font plus de mal que de bien à la cause écologique
  • L’exploration pétrolière vient d’être interdite en France, par Nicolas Hulot, POURQUOI, c’est une idiotie car nous aurons toujours besoin de pétrole si ce n’est pour les transports ce sera pour l’industrie
  • Ras-Le-Bol des prêcheurs (Hulot et autres prédicateurs

Nicolas Hulot, insincère et inefficace :

  • A l’instigation de Nicolas Hulot, le gouvernement s’apprête à remplacer l’objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serres (GES) entre 1990 et 2050 (le « facteur 4 ») par un objectif de neutralité carbonne
  • De quoi battre en brèche les propositions de notre gouvernement et notamment de son ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, lequel affirmait en juillet 2017, lors de la présentation du Plan Climat, au gouvernement : nous vison la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici à 2040
  • En février 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la transition énergétique, puis le Président Macron en avril déclarent que le GCO se fera [autoroute de contournement de Strasbourg. Ndr]…
  • là encore une médiatisation sur son départ non motivé Monsieur NICOLAS HULOTIl avait la confiance de notre Président, il a gagné Notre Dame des Landes, pour le reste il n’a fait aucune proposition
  • Quelle incohérence (et le mot est faible ! comme l’était la déclaration de N. Hulot qui annonçait de façon empirique et irréfléchie la disparition du diesel à horizon 2025…
  • En France on est toujours dans la parlotte et la réunionite mais pas du tout dans le concret y compris Nicolas Hulot.
  • je ne vois pas en quoi Nicolas Hulot était qualifié en tant que ministre de l’écologie et de la transition énergétique
  • Ceux qui ont plus peur du nucléaire que de la fin du monde, qualificatif employé par Nicolas Hulotpour parler du réchauffement climatique, constatent que ces 110 milliards d’euros n’ont pas permis de fermer une seule centrale nucléaire, et pour cause, on en a besoin quand il fait nuit et qu’il n’y a pas de vent.

Des attaques ad hominem et des remises en cause de l’éthique de conviction de Nicolas Hulot :

  • Brûler Nicolas Hulot sur le bûcher des vanités
  • Quant à Hulot, le prophète, il s’est défilé
  • Quant à l’ex-ministre de la transition écologique, Monsieur Hulot, il a bâti sa fortune en créant de (belles) émissions télévisées mais en utilisant tous les moyens polluants existant sur la planète.
  • en commençant par Monsieur Hulot et ses 9 véhicules à moteurs.
  • les premiers, montrent le bon exemple (pas celui de notre ancien Ministre Hulot et ses nombreux véhicules à moteur, ses ballades en hélicoptère…
  • Alors cessez d’emmerder les français pour enrichir Nicolas Hulot propriétaire d’entreprises éolienne.
  • Et je ne parle pas de Nicolas Hulot qui a fait fortune en faisant voler 4 hélicoptères pour montrer la beauté de notre pays et de notre planète pour faire fortune avec sa société de production

Méthodologie

Ces premiers résultats sont donnés à partir des données brutes du GDN tels qu’elles étaient mises à disposition par l’API gouvernementale le 21-03-2019 après clôture des débats (https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes).

Révélation #10 – « Sarkozy n’a pas tenu ses promesses » – 56% de commentaires négatifs sur l’ancien Président

Deuxième article de notre série sur les personnalités les plus citées dans les contributions au Grand Débat.

NICOLAS SARKOZY

Lorsque les participants citent le nom de l’ancien président, c’est en grande majorité (56%) un avis négatif qui est exprimé. Moins d’un quart des opinions concernant Nicolas Sarkozy sont positives (23%), et 20% des citations sont neutres.

Graphique 1. Analyse supervisée des opinions sur Emmanuel Macron, score à ±5% (IC 95%).

Les commentaires négatifs sur N. Sarkozy empruntent à plusieurs registres.

Un ancien président, ça coûte cher ! Une partie des participants critiquent vivement le train de vie des anciens présidents et les dépenses publiques qu’ils induisent. Nicolas Sarkozy est souvent cité en exemple, au même titre que V. Giscard d’Estaing, J. Chirac ou F. Hollande :

  • Nicolas Sarkozy représente une dépense de 2,2 millions d’euros, tandis que Jacques Chirac coûte 1,5 million d’euros par an.
  • Diminuer les rémunérations des hauts fonctionnaires et supprimer les avantages en tout genre 10 millions d’euros par an, entre Giscard, Chirac et Sarkozy Quelle HONTE !!!
  • Et on sait que les anciens présidents (Giscard, Chirac, Sarkozy, Hollande) coûtent chacun 1 à 2 millions d’euros par an.
  • Valéry Giscard d’Estaing est l’ancien chef de l’État qui coûte le plus cher aux Français (environ 2,5 millions d’euros par an), devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million).

Les affaires politico-judiciaires auxquelles est mêlé Nicolas Sarkozy ainsi que ses liens avec certains hommes d’affaires ou dictateurs ont été rappelés par des participants :

  • Bernard Tapie doit plus de 420 millions d’euro,il est plus que temps qu’il rembourse au lieu de se pavaner sur les plateaux télé ,Nicolas Sarkozy doit plus de 50 millions d’euro,même chose.
  • que les dons a des associations aux syndicats par ex soient déductibles oui mais celles a un parti politique non (cf l’affaire du financement de la campagne de N.Sarkosy) .
  • Chaque magouille (Balkany, Sarkozy, Fillon, Benalla et ses « pistolets à eau », etc.), indigne de notre société, doit être lourdement sanctionner.
  • Aller prendre l’argent chez les évadés fiscaux, attraper le Sarko et ses copains et les secouer pour faire pleuvoir les billets.
  • Des impôts différents, répartis, transparents, sans corruption et sans flou! J’ai un peu les boules de savoir mes impôts versés en mallette par notre ami Sarkosy à des dictateurs…

Au-delà de l’homme, toute une époque… le nom propre « Sarkozy » est aussi parfois utilisé en repère temporel, à travers l’homme on qualifie surtout un mandat, des réformes, une époque. Parmi les opinions négatives sur l’ancien chef de l’Etat, on trouve ainsi des critiques de son mandat et des réformes menées : suppression de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves, hausses d’impôts, non-respect du référendum de 2005, promesses de campagnes non tenues :

  • Sarkozy nous avait promis la transparence des dépenses et il n’a pas tenu ces promesses.
  • En ce sens il me semble que le rétablissement d’une 1/2 part au veufs et veuves qui ont élevés des enfants (supprimée sous le quinquennat de Mr Sarkozy) serait une mesure juste.
  • Cette même promesse avait été faite par Nicolas Sarkozy, et il ne l’a pas tenue ! Il est temps qu’un gouvernement assume ses responsabilités face à l’urgence.
  • L’état empile donc les impôts par-dessus les impôts, merci Sarko, merci à l’état-voleur.
  • Il y a eu une augmentation des taxes, des impôts et de divers prélèvements qui a débuté sous l’ère Sarkozy, considérablement augmenté sous l’ère Hollande, qui a continué sous l’ère Macron.
  • Augmenter l’impôt aujourd’hui, après des années de hausse depuis la présidence de Sarkozy, ne sera pas accepté.
  • Suppression de l’article 123 du Traité de Lisbonne (Constitution Européenne rejetée par 55% des Français en 2005 et Traité de Lisbonne imposé par Sarkozy) qui oblige les états à emprunter avec intérêts aux banques privées
  • Revenir sur la suppression de part pour les veuves ( suppression faite sous Sarkozy)

Mais d’autres commentaires, cette fois positifs, regrettent cette époque de N. Sarkozy.

Dans les avis positifs sur N. Sarkozy, on retrouve majoritairement des références à la TVA sociale, aux droits de successions et plus rarement à la répartition des bénéfices en trois tiers :

  • Rétablir la TVA « sociale » mise en place à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy
  • Sarkozy avait baissé les droits de successions et c’était vraiment une mesure juste et respectueuse des familles, de la transmission.
  • On pourrait aussi repenser la TVA social de N Sarkozy qui me semblait à l’époque plutôt intéressante.
  • Le bénéfice net de l’entreprise (après impôt et paiement des cotisations sociales) serait réparti en trois parts égales (vieille idée de Sarkozy pas spécialement de gauche) : investissements, dividendes, primes pour les salariés.
  • Favoriser les donations entre parents et enfants en ramenant à 10 ans le délai entre 2 donations pour bénéficier de l’abattement (comme du temps de la présidence de Nicolas Sarkozy).
  • Mais favoriser la transmission du patrimoine entre les générations lorsque les jeunes générations en ont le plus besoin et donc favoriser les donations en augmentant le seuiL de 100 K€ ou en réduisant la période prise en compte (à ce jour 15 ans) : revenir au barême de l’époque Sarkozy (100 K€ tous les 6 ans) favoriserait la transimission entre générations et doperait la consommation

Méthodologie

Ces premiers résultats sont donnés à partir des données brutes du GDN tels qu’elles étaient mises à disposition par l’API gouvernementale le 21-03-2019 après clôture des débats (https://granddebat.fr/pages/donnees-ouvertes).